
Victoire ! Que j’aime sentir ton parfum Quand je t’ai au creux de mes mains (Montre-moi ton visage) Victoire ! Que j’aime sentir ton parfum Quand je t’ai au creux de mes mains J’ai dû me battre sans relâche tu sais, pour y arriver Car la gloire, on ne l’achète pas faut la mériter J’travaille comme un type, qui n’a plus de limite Fait mon taf correctement, pour assumer la critique Toi, si tu veux battre un record, être fort Dans ta musique, faut doubler tes efforts Tout ce que j’apporte à un sens, les idées vivent après les Hommes Et moi j'éveille les consciences Pour la postérité, j’marque des points tous les jours Des frères me suivent, parlent d’expériences de paix, d’amour Et toi dans ton coin, ne sois pas pessimiste Moi j’ai bossé dur, mon cœur porte toujours ces cicatrices J’ai eu des moments de joie, parfois la peur au ventre Mais je n’ai jamais voulu baisser les bras Nos paroles sont efficaces, elles vont frapper ta mémoire Et quand ce sera fait, on aura touché la victoire On était mené au score c'était en finale de coupe Dans les gradins alors j’ai reçu comme un signal de troupe Les supporters criaient mon nom (Kiki !) y avait ma mère et mon oncle Une ambiance funk, chaude, un peu comme en Guadeloupe Non, on pouvait pas baisser les bras On réunit le groupe à la mi-temps, on se dit qu’on s’les fera Plus ce serait l’unique coupe ramenée au club, ça lui ferait de la pub Nos adversaires auraient le-ma, mais pour nous ça serait de la le-ba Donc ce qui devait arriver arriva: Zoxea se mit à dribbler, feinter, marquer: doublé, triplé Puis la foule se mit à crier: «Viva !» Cool, divin, ma technique j’y vient, c’est un mélange de Pelé, Ziko Ronaldo, Marado, Papin, Toko, Platini Et plein d’autres comme Whea, Milla, enfin Garrincha Et tous les anciens qui rendaient les stades pleins De France au Bénin, j’ai le football plus le rap en main Gus, même si plein de frangins te sucent, garde la tête froide comme Findus ! C'était un vendredi soir après le studio La musique dans ma tête et mon sac sur le dos J’avais du blé dans mes poches, rendez-vous au resto, avec une vraie déesse Le lendemain j’faisais un match de basket Sous le Soleil, comme un putain d’aztèque J’avais fait la fête la veille, mais j'étais sur le terrain Bas de survet bleu-marin et casquette La balle était lourde dans ma main, comme une pastèque Bourdes sur bourdes, j’faisais vraiment rien de fantastique Pas du tout apte à une pareille gymnastique Tony me vanne, me traitant de joueur en plastique C'était l’après-midi d’un samedi classique Sur le terrain il faisait beau, on écoutait de la zik Pas d’alcool ni de bédo, il n’s’agit qu’de sport Mais j’aurais du faire du vélo, ça devenait gore Suant de tout le corps, je ne pouvais plus voir clair Mené au score, j’crachais mes poumons par terre J’aurais aimé être dans l'équipe adverse Je m’la serais coulé douce en défense, pas de stress J’me suis dis ça quand Tony smatcha sur ma face noire Et qu’ensuite, plein d’allégresse son équipe cria: «La vie est réservée à ceux qui gagnent»
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